P.O.V Bill
Je marchais de long en large le long du trottoir attendant, j'en avais plus que marre de cette vie de merde et pourtant je n'avais pas le choix, je vivais dedans depuis toujours, la rage déformait mon visage, ils n'y avaient pas été de main morte ces salauds, mais au moins j'avais eu mon fric. Moi c'est Bill.....aussi bizarre que cela puisse paraître je n'ai pas de nom de famille. Ma mère m'a abandonné à mes six ans dans une poubelle, sympathique non ? C'est Patty qui m'y a trouvé quand elle attendait le client dans cette rue mal famée, alors par pitié peut-être elle ma recueilli, et j'ai vécu avec elle pas mal d'années, jusqu'au jour où elle s'est fait tuer par un de ses clients, me retrouvant seul, je n'ai pas eu d'autre choix que de trouver un moyen de me faire du fric moi même, et oui depuis l'âge de 14 ans je me prostitue. Mon look androgyne plaît beaucoup alors ce n'est pas difficile pour moi de bien gagner ma vie, mais j'ai maintenant 17 ans et j'aimerais vivre une autre vie. Je partage mon appart avec 2 autres mecs, ils sont comme moi, ils se prostituent pour vivre, l'un d'eux Max a 25 ans et c'est un mec super baraqué, le genre de type qui fait fantasmer toutes les nanas et tous les gays pour son plus grand plaisir. C'est lui qui ma tout appris, il est devenu au fil du temps un véritable grand frère protecteur pour moi. L'autre n'a jamais voulu nous dire son véritable prénom, alors depuis qu'il vit chez nous nous l'appelons Lenny à cause de sa ressemblance avec Lenny Kravitz, le chanteur. Nous nous prostituons tous les 3 ensembles, toujours, dans la même rue, comme ça nous pouvons veiller les uns sur les autres, enfin d'habitude c'est plutôt Lenny et Max qui veillent sur moi puisqu'ils sont plus âgés et bien plus baraqués que moi. Mais ce soir, j'y suis allé seul, je n'aurais pas dû. Ils étaient 4 contre moi, je n'ai rien pu faire a part attendre qu'ils finissent de me tabasser et de me torturer. Je ne sais pas pourquoi ils ont déposé deux cents euros près de moi avant de partir, sûrement pour que je me taise. J'en avais marre d'attendre sur ce putain de trottoir et j'avais trop mal partout, je savais que pour ce soir je ne serais plus capable de rien du tout. La nuit était super froide, et je frissonnais sous mon simple t-shirt qui avait été tout déchiré par ces brutes.
Quand j'ouvris la porte de l'appart, je me sentais vidé de toutes forces, je savais que là j'étais vraiment pas bien, puis je vis le regard horrifié de Max et Lenny accourut vers moi. Je m'effondrai dans ses bras en perdant connaissance.